
A la dérive d’un vieux songe
Au milieu de déserts, de marécages,
Comme un goéland sur une écharpe de soie,
Peut-être comme un sourire posé sur une toile
Ou comme une larme qui glisse doucement sur une vitre
Et que le soleil absorbe petit à petit
En déposant cependant une légère traînée de sel.
Ne pas résister au courant, Se laisser porter, dériver
Jusqu’à une île improbable.
Mais avons-nous vraiment envie de crier "terre" ?
Laissons s'échapper enfin ce grand oiseau bleu qui hante le marécage
Fiche auteur:
Marie Dhéron